L’expérience d’Alexandra avec la pilule contraceptive.

Salut à toi Horcazien, nous espérons que tu vas bien en cette période automnale ? Nous sommes ravies de te retrouver aujourd’hui pour te faire part du témoignage d’Alexandra et des mésaventures qu’elle a pu rencontrer avec sa première pilule contraceptive. Nous vous laissons donc à son récit et nous espérons que celui-ci pourra vous éclairer ou vous apporter de l’aide si vous vivez une situation similaire.

TÉMOIGNAGE :

« Je m’appelle Alexandra et j’ai aujourd’hui 26 ans. J’aimerais partager avec vous mon expérience avec la pilule contraceptive. Je tiens à dire que ce témoignage n’est en aucun cas une façon pour moi de me plaindre ou de diaboliser la pilule. Je sais que ce moyen de contraception correspond aux attentes de beaucoup de femmes. Mon objectif est de partager cette expérience afin de pouvoir, peut-être, aider des filles qui font face aux mêmes problèmes ou similaires que ceux que j’ai rencontré.

Tout commence à mes 16 ans, âge auquel j’ai mon premier petit ami avec qui une relation sérieuse et longue commence à peine. Nous arrivons au stade où nous parlons ensemble de contraception. Tout naturellement, je pense et nous pensons sans nous poser de questions à la pilule contraceptive. Parce que c’est le moyen le plus connu et c’est même le premier moyen proposé par mon médecin, sans même parler des autres. Mon médecin me prescrit donc ma première pilule contraceptive en m’expliquant le fonctionnement. J’avoue que j’avais des appréhensions, je n’étais pas trop pour le fait d’ingérer des hormones. Mais je n’avais pas le choix, ou du moins, je pensais ne pas l’avoir.

Je commence à ingérer la pilule et après quelques temps et quelques contrôles, ayant beaucoup trop de nausées, mon médecin me bascule sur une pilule dite « micro-dosée », qui sont les plus faiblement dosées en hormones. Les choses ont alors l’air d’aller bien.


Puis après quelques semaines, les rapports intimes deviennent douloureux et je commence à sentir un inconfort intime au quotidien. Ça me brûle, me fait mal. J’ai alors le pressentiment que c’est ma pilule qui me cause ces problèmes. Je vais d’abord voir mon médecin traitant qui pense, d’après mes symptômes, que j’ai une mycose vaginale. Il me donne alors quelques conseils comme porter des sous-vêtements en coton ou ne pas porter de jeans trop serrés, puis un traitement pour soigner l’infection. Après quelques jours, tout revient à la normale.

Mais quelques semaines plus tard, alors que je suis quotidiennement tous les conseils prodigués par mon médecin et que j’ai une hygiène irréprochable, le problème revient. Mais les brûlures ne se font sentir que lors des rapports ou après. En y réfléchissant, ce problème est apparu juste après avoir commencé la pilule et je décide de faire un test, en accord avec mon petit ami, en arrêtant de la prendre pendant 1 mois. Je remarque alors une amélioration. Les brûlures semblent être moins fortes jusqu’à presque disparaître.


Après en avoir parlé à ma mère, elle me conseille d’aller voir son gynécologue. C’est la première fois que je vais devoir montrer mon intimité à un inconnu. Je suis assez introvertie et timide et à cette époque, j’étais encore très pudique. Autant dire que je redoutais beaucoup ce rendez-vous, mais j’avais l’espoir d’être entendue et que l’on puisse me proposer une solution alternative. J’arrive face à ce gynécologue, je lui explique alors la situation et le fait que je pense, après avoir fait le test d’arrêter la prise de pilule, qu’elle en est la cause. A peine ai-je fini ma phrase qu’il me répond avec détermination que c’est impossible et que la pilule ne peut pas faire ça. Il me demande de me déshabiller et de m’installer pour qu’il m’ausculte. Je me suis exécutée et il en a conclu que j’avais une légère infection (encore!).

Après ce rendez-vous, mon problème était toujours là et il m’était rare d’avoir un rapport sans douleur. Pourtant je m’étais résignée au fait de devoir continuer ainsi.

Puis, après quelques mois, j’ai commencé à sentir une douleur dans un sein. Tout d’un coup, je ne supportais plus mon soutien-gorge, j’avais mal, comme si une armature me rentrait dans la poitrine, entre les deux seins. J’ai alors senti une boule, comme un kyste qui n’était pas là avant et j’ai commencé à paniquer, à penser au cancer.

Je me suis dit que c’était impossible à mon âge. Ne voulant pas retourner voir le gynécologue et n’en connaissant pas d’autre, je suis allée chez mon médecin traitant. Il me dit alors que ce n’est rien de grave, que c’est « simplement » une boule d’hormones. Il me prescrit alors une pommade censée calmer ça. Après plusieurs jours, je ne sens aucune différence. A partir de ce moment-là, mon quotidien se résumait à des douleurs constantes dans la poitrine à cause de ces « boules d’hormones » qui s’étaient multipliées et des rapports intimes redoutés et de plus en plus douloureux, et ce, pendant 1 an.


J’ai alors commencé à chercher un peu et à parler avec des amies d’autres moyens de contraception, dont l’un, sans hormones, communément appelé « stérilet ». Je pensais à ce moment-là qu’il était réservé aux femmes d’un certain âge ou ayant déjà eu un ou plusieurs enfants. Mais j’ai appris que pour les DIU (Dispositif Intra Utérin) en cuivre, il existe des petits formats (short) pour les personnes n’ayant jamais eu d’enfant, et des plus grands.

C’était donc décidé, je voulais me faire poser un DIU. Une amie proche m’a alors parlé du gynécologue qu’elle allait voir. J’ai donc pris rendez-vous et me suis retrouvée à expliquer une nouvelle fois tous les problèmes en espérant que l’on me croit. Cette fois, le praticien me regardait et m’écoutait. Lorsqu’il m’a dit que c’était tout à fait possible que ce soit la pilule qui soit la cause de tout ça et qu’il m’a demandé si j’avais déjà pensé à un autre contraceptif, j’ai eu envie de pleurer de délivrance. Il m’a ensuite prescrit un DIU à aller chercher à la pharmacie et un autre rendez-vous pour la pose.


Il y a donc maintenant 8 ans de cela, j’arrêtais de prendre la pilule et je me faisais poser mon premier DIU. Alors, oui, j’ai souffert pendant la pose, mais ça n’a duré que quelques secondes. La toute première fois, la douleur peut revenir durant les 24h qui suivent la pose, mais ensuite j’étais tranquille. Il a fallut quelques semaines à mon corps pour que les boules douloureuses dans mes seins disparaissent et que ma sensibilité intime s’estompe. Aujourd’hui, j’ai gardé une légère sensibilité intime suite à cette année infernale, mais rien d’important et je n’ai plus de problème hormonal.


En somme, j’aurais aimé être écoutée, entendue plus tôt et que l’on me propose dès le départ plusieurs moyens de contraception afin de me laisser le choix. Je ne trouve pas juste que nous soyons si mal informées à propos de quelque chose de si important et qu’encore trop peu de professionnels proposent des alternatives à la pilule lors des premiers choix contraceptifs. Je pense que je suis loin d’être la seule ayant rencontré des problèmes physiques à cause de la pilule. Et mes symptômes sont un exemple parmi tant d’autres. Mais parce que la majorité des femmes tolèrent bien ce contraceptif, on oublie les autres ? Pourquoi n’y a-t-il pas plus de moyens de contraceptif pour les hommes ?

Je vous conseille vivement de regarder l’épisode « Contraception » de la mini série documentaire Netflix « Le sexe en bref » qui parle d’un sondage réalisé auprès des hommes révélant que 55% seraient prêt à tester une pilule contraceptive si il en existait pour eux !

Si tu es dans un cas qui ressemble à mon expérience passée et que tes symptômes persistent depuis longtemps, j’aimerais te dire qu’IL EXISTE DES AUTRES MOYENS ! Tu peux retrouver toutes les infos dans le planning familial de ta ville ou sur le site : choisirsacontraception.fr. Et je sais que ça fait peur, mais n’hésite pas à changer de médecin.

Voilà, je sais que ce texte est long, merci si tu m’as lu jusqu’au bout et j’espère qu’il pourra être utile à quelqu’un. Et un grand merci à Horcaz de m’avoir permis de partager ce témoignage sur votre plateforme formidable ! Prenez soin de vous ! »


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