Perdre un parent : quel chemin pour aller mieux ?

Salut à toi Horcanzien.ne, nous espérons que tu te portes bien ? On te retrouve aujourd’hui pour parler d’un sujet un peu spécial : la perte d’une figure parentale. On s’intéressera ici à la façon dont les personnes concernées ont réalisé leur deuil et comment elles ont retrouvé le chemin d’une vie ensoleillée sans pour autant occulter cette tragédie. Dans cet article, plusieurs personnes témoigneront et nous raconteront leurs expériences personnelles. Ces personnes ont répondu aux mêmes questions. Certaines seront anonymes, d’autres non. Dans tous les cas, tu trouveras ces témoignages les uns après les autres dans cet article. Article que nous étofferons de vos témoignages au fur et à mesure des mois. Merci de faire preuve de bienveillance, nous vous rappelons bien évidemment que ces histoires sont propres à chaque individu ayant souhaité témoigner, qu’elles sont difficiles à lire et touchent le coeur. L’objectif n’est pas de vous faire du mal à la lecture de ces lignes, mais de libérer la conscience des hommes et des femmes ayant vécu ces histoires, mais aussi d’aider celles et ceux traversant des situations similaires en ce moment à avancer.

TÉMOIGNAGE N°1 : Faire le deuil d’un parent malade du cancer.


Horcaz : Parles-nous un peu de toi, de ton histoire, de ce qu’il t’ai arrivé ?
Alex  : « Bonjour à tous et a toutes, je m’appelle Alex je vais avoir 26 ans le 4 décembre. J’ai perdu ma mère le 15 février 2016. Ma mère à été diagnostiquée d’un cancer des poumons en 2014, ce qui a entrainé une chimiothérapie mais aussi une radiothérapie. Elle a été en rémission pendant quelque temps, mais malheureusement à cause des métastases restantes, ma mère a, par la suite, développé un cancer du cerveau, c’était là le plus difficile. Elle est décédée d’un cancer généralisé. »

Horcaz : Quel âge avais-tu quand tu l’as perdue ?  Te rappelles-tu la façon dont tu l’as appris ?
Alex : « J’avais 22 ans, c’était l’année de mes examens de BTS, je m’étais beaucoup préparé au décès de ma mère parce que malheureusement avec ce genre de maladie, on voit les choses arriver, et c’était ça le plus difficile. J’ai appris le décès de ma mère quand mon père est venu dans ma chambre, m’a pris dans ses bras et m’a dit  » Maman est partie « , après un appel téléphonique du service palliatif. »

Horcaz : Personne n’est réellement préparé à perdre l’une de ses figures parentales, comment as-tu vécu cette situation ? Y as-tu vu une forme d’injustice, de colère ?
Alex : « J’ai vécu cette situation seul, j’avais des difficultés à dormir. J’allais voir ma mère en pleine nuit, elle était dans une sorte de coma et je ne sais pas si elle me reconnaissait à la fin, c’était le flou total. Je me suis changé les idées le plus possible, j’évitais d’y penser mais c’est impossible. Avant d’être en service palliatif, ma mère était dans un lit d’hôpital, chez moi.
J’ai continué à travailler chez McDonald et j’ai suivi mes études. Ca me permettait de m’évader quelques heures par jour. J’ai vu une forme d’injustice, oui; ma mère était une personne aimante, très gentille, à l’écoute de tout le monde. Elle n’a fait de mal à personne, mais la maladie me l’a prise. »

Horcaz : Comment se passe le quotidien après une telle nouvelle ? As-tu pu gérer le deuil seul / avec ta famille, ou as-tu préféré te faire aider par un professionnel ?
Alex : « Mon deuil, je l’ai fait seul. Ni avec ma famille, ni avec un professionnel; c’était une sorte de combat contre moi-même. J’ai plus aidé ma famille à faire le deuil que l’on m’a aidé à faire le mien. Je suis une personne très souriante, drôle, mais au fond ce n’est qu’un masque qu’on enfile devant les autres. Au final je ne sais même pas si j’ai fait mon deuil. »

Horcaz : Qu’as-tu entrepris pour te reconstruire, revivre malgré le vide ?
Alex : « J’ai rien lâché, j’ai continué mes études, je me suis mis au sport. Je profite de chaque instant, la vie est précieuse et il faut la vivre à fond. »

Horcaz : Bien que cette douleur restera toujours marquée en toi, qu’est-ce que tu aurais à dire pour aider, soulager,  une personne se trouvant dans cette situation en ce moment ?
Alex : « Qu’elle ne lâche rien, qu’elle ne montre pas qu’elle est triste à la personne malade, il faut rester fort, l’accompagner, l’aider. Qu’il ne faut pas faire comme moi, il faut en parler, s’entourer dans ces moments difficiles. »


Le mot de la fin ?

Après la pluie vient le beau temps.


Tu souhaites intervenir, parler de ton histoire, de ce qui t’anime ou te fait peur ? Écris-nous !
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